Dimanche matin, arrivé en catastrophe sur le bateau où je m'équipe à l'arrache. Nous sommes partis un peu trop tard et avons eu des véhicules lents sur la route de la cote... Val ayant le nez pris, je plongerai avec de nouveaux équipiers.
Bref, c'est un peu anxieux que j'arrive avec mon sac de plonge sur un bateau en train de larguer ses amarres. Ouf, ce n'est pas encore aujourd'hui que je raterai un bateau. Merci à Séverine qui m'a porté un bloc à bord.
Elle ne plongera pas non plus avec moi ce matin : préférant faire de l'orientation avec un moniteur et une formule découverte : Céline.
Je gréé mon matériel et je vérifie la pression de mon bloc de 12L: 180 bars. Merde. Mes nouveaux équipiers pour la plongée, Patrick et Sandra, avec qui j'ai plongé la veille, ont plus de 200 bars... Je sens que ce n'est vraiment pas ma journée et que je vais vraiment finir par être un boulet...
Au vu de la configuration de la plongée après le briefing, on décide que la réserve sera à 40 bars : bien entendu, on annoncera mi bouteille et je suis chargé de ramener le groupe au bateau.
Plongée sur le site de .. La mise à l'eau se fait en saut droit, on se rejoint tous les trois à la surface et on descend vers la proue du bateau; en direction des rochers et du coralligène au delà. Je passe en mode économie de mouvements, gardant une respiration régulière et profonde.
Patrick a quelques soucis pour descendre, mes oreilles passent étonnement bien tout ce week-end, puis nous commençons la balade.
Sandra prend le lead pour l'aller. La visibilité n'est pas mauvaise, mais comme le ciel est couvert, il manque un peu de lumière au fond.
Nous rencontrons deux poulpes, une murène, des bancs de sars, des girelles : brefs toute la faune et la flore habituelle des plateaux coralligènes de la région, y compris une étrange créature blanche ressemblant a un insecte, mélange d'arrêtes de poisson et de mille pattes blanc. Un phare aurait été tellement pratique...
C'est avec appréhension que j'annonce mi bouteille... (moment toujours pénible lorsque l'on pense être le plus consommateur) et avec soulagement que je constate que nous avons la même quantité d'air résiduelle ! Je continue néanmoins ma balade en économisant mes mouvements et au final, prenant le lead au retour, je ramène la palanquée au bateau avec la même réserve que mes équipiers. Chouette balade, nous nous retrouvons après une douche chaude sur nos habituels gradins de la piscine de Cap Cerbère, à pique niquer de chorizo, serano et autres saucisses arrosées de vin. Ah la belle vie catalane !